Notre histoire
Depuis 1977, plusieurs générations de passionnés écrivent l’histoire sportive et humaine du club.
1977 — La naissance du club
Il était une fois une salle célèbre à La Minerie…
Petit mais diablement convivial, « Noss’ Pitit » attirait bon nombre de visiteurs, notamment les membres du cercle de tir. Dans un coin, une simple table de ping-pong s’offrait à quelques jeunes désireux de tuer le temps.
Jusqu’au jour où l’idée germa : pourquoi ne pas créer un club de tennis de table ? Le ton était donné. Il ne restait plus qu’à s’activer. À l’initiative de Serge Hauregard qui, en tant qu’ancien affilié du T.T. Surdents, n’ignorait presque rien des formalités administratives, une première réunion d’information se tint le 10 mars 1977.
Le C.T.T. Minerois fut ainsi porté sur les fonts baptismaux par trois comitards : Florent Van Werst, président ; Serge Hauregard, secrétaire ; et Maggy Marbaise, trésorière. Dans le même temps, une quinzaine de téméraires — ou de farfelus ? — signèrent leur carte d’affiliation.
L’idée était heureuse, mais une question restait entière : où évoluer en championnat ? « Noss’ Pitit » offrait-il un confort suffisant ? Le comité provincial donna son feu vert pour le petit local minier, mais, pour des raisons pratiques, le club préféra s’établir au Cercle Familial de Thimister.
Les premiers succès
Le C.T.T. Minerois était désormais sur les rails. Au terme de leur première saison en sixième provinciale, nos quatre mousquetaires décrochèrent une brillante troisième place. Dans une autre série, une deuxième formation se faisait les dents et termina neuvième sur dix. Il faut un début à tout !
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la Berwinne, mais le matricule L323 a résisté aux vents et aux marées. Le club a signé de nombreux faits d’armes, individuels comme collectifs, tout en cultivant un état d’esprit bien à lui.
Une ascension fulgurante
Au terme de la deuxième saison, l’équipe fanion, deuxième de sa série, connut déjà les joies de la montée. Un an plus tard, elle décrocha son premier titre de champion et réalisa ainsi un retentissant doublé. L’arrivée du Dolhaintois Marc Lecolle (C6), dont on n’avait pas fini de parler, ne fut pas étrangère à cette moisson de succès.
La saison 1980-1981 constitua un premier tremplin dans l’histoire du club. Cette année-là, les Miniers comptaient plus de quarante affiliés, parmi lesquels le trio des frères Lambiet et le tandem formé par les sœurs Bérengère et Magali Charlier. Avec le concours de l’ancien international Jacques Camus, le C.T.T. Minerois entama véritablement son ascension. À ses côtés, Pierrot Baguette prit lui aussi en main la destinée des jeunes et démontra rapidement d’indéniables qualités d’entraîneur.
Grâce principalement aux équipes dames, le club de la cité du cidre se fit rapidement connaître aux quatre coins de la Belgique. En 1985, les jeunes joueuses, entre-temps renforcées par Sabine Dobbelstein, créèrent la sensation en accédant à la première nationale. Durant six ans, Magali Charlier, Bérengère Charlier et Sabine Dobbelstein brillèrent au sommet du tennis de table belge, devenu ensuite la Superdivision.
Magali, fer de lance du C.T.T. Minerois, se hissa jusqu’au cinquième rang national féminin. Elle porta également le maillot de l’équipe belge et devint le premier membre du club à obtenir un classement de série B messieurs.
Une page se tourne, une autre s’écrit
Cette merveilleuse épopée avec deux équipes en Superdivision ne dura qu’un an. Les deux formations connurent la relégation. Magali Charlier, Viviane Grétry, Isabelle Prijot et Béatrice Thibo souhaitèrent poursuivre leur parcours sous d’autres cieux, tandis que Bérengère Charlier songeait déjà à la retraite. Une page était tournée, mais la bande à Hauregard se préparait à en écrire d’autres, alors que le club s’installait à la salle de La Jeunesse à La Minerie.
Les messieurs, sans doute stimulés par le brio et la notoriété des dames, retroussèrent à leur tour leurs manches.
Les messieurs s’installent au niveau national
Dès le printemps 1989, l’équipe première avait obtenu le droit d’accéder à la troisième nationale avec Magali Charlier, Sabine Dobbelstein, Philippe Lambiet et Christophe Lambiet. Les frères Lambiet poursuivirent leur progression, bientôt secondés par des renforts judicieux tels que Franz Perick, Christian Denis, Bernard Quickels, Yves Duyckaerts et Bruno Gilon.
Au fil des années, plusieurs anciens, sous l’impulsion de Philippe Lambiet et de Christian Vervier, songèrent à assurer la relève. Les équipes progressèrent à tous les échelons de la hiérarchie, de la troisième nationale à la sixième provinciale.
Un club qui grandit aussi en dehors des tables
- L’organisation annuelle, dès 1992, d’un stage pongiste d’été en internat réunissant une vingtaine de jeunes espoirs du club.
- La transformation et la rénovation, réalisées par les membres, d’une partie de la maison de repos de Befve afin d’y aménager un véritable local pour le club.
- La mise sur pied d’un tournoi international sur invitation, dont le succès appela rapidement une deuxième édition.
- L’implication croissante des parents dans les interclubs, les tournois, les soupers et la vie du comité.
En 1997, le C.T.T. Minerois fêtait ses vingt ans. Il avait déjà beaucoup vécu, mais conservait l’enthousiasme, les idées et les ambitions de sa jeunesse.
1998–2006 — De la provinciale à l’Europe
La vie ne s’arrête évidemment pas à vingt ans. À l’aube de sa troisième décennie, le comité minier, emmené par son jeune président fraîchement élu, Christophe Lambiet, avait le vent en poupe.
Le retour des dames parmi l’élite
L’entraîneur Philippe Lambiet décida de rendre à la section féminine son lustre d’antan. Aux côtés de l’expérimentée Sabine Dobbelstein, de jeunes joueuses pointaient le bout du nez : Catherine Thomassin, Maureen Demonceau, Bénédicte Diederen et Laure Baguette. Dès 1998, elles ramenèrent l’équipe fanion au niveau national.
Le 27 mars 1999 reste une date marquante : lors de l’avant-dernière journée, le trio Sabine–Maureen–Bénédicte imposa sa loi aux voisines de Vervia B, grandes favorites. La semaine suivante, les Minières fêtèrent à On le titre qui les propulsait en première nationale. Magali Charlier, ancienne série A partie à l’Astrid quelques années auparavant, choisit alors de revenir à ses premières amours.
La saison 1999-2000 confirma la valeur de l’équipe. Le 27 novembre 1999, Magali, Sabine et Maureen s’imposèrent à Ostende, chez le leader, dans une rencontre aussi sportive que tendue. L’équipe termina troisième et manqua la montée en Superdivision lors d’un match de barrage face à Corenne.
Ce n’était que partie remise. Laure Baguette reprit le chemin de La Minerie et, au printemps 2001, le quatuor Magali Charlier, Sabine Dobbelstein, Laure Baguette et Maureen Demonceau retrouva la Superdivision, dix ans après l’avoir quittée. Dans le même temps, l’équipe 2 de Bénédicte Diederen, Catherine Thomassin et Mireille Demaret accéda au niveau national.
Au printemps 2002, malgré une opposition composée de nombreuses joueuses étrangères de qualité, les Minières décrochèrent une remarquable septième place, synonyme de qualification européenne.
Les premiers rendez-vous européens
Accompagnées de leur recrue tiégeoise Laurie Delporte et de vingt-cinq supporters, les joueuses débarquèrent à Bordeaux en septembre 2002 pour y affronter les Françaises de l’endroit et une équipe portugaise venue de Madère. L’obstacle était trop important, mais cette expérience renforça encore la volonté du club : désormais, plus question de manquer les rendez-vous avec l’Europe.
La saison se termina par une belle cinquième place. En octobre 2003, une nouvelle aventure européenne mena le groupe dans la Loire, à Joué-lès-Tours, où l’attendaient les Françaises locales, les Grecques de Tarros et les Hongroises de Győr. Malgré la défaite, ce week-end permit de nouer de solides amitiés franco-belges et fit naître l’idée d’un jumelage.
L’Europe s’invite à Minerois
En avril 2004, l’équipe 2 réintégra la deuxième nationale tandis que l’équipe fanion obtenait une remarquable troisième place en Superdivision, son meilleur résultat jusque-là. Cette nouvelle qualification réserva une surprise de taille : le premier tour européen devait être organisé à domicile.
Dirigeants, parents et supporters retroussèrent leurs manches. En octobre 2004, au hall d’Aubel, le C.T.T. Minerois accueillit sans le moindre accroc des délégations venues de Croatie, d’Autriche et du Portugal. Cet événement reste l’un des moments les plus forts de l’histoire du club.
Les joueuses remirent le couvert en 2004-2005. Une nouvelle qualification européenne déboucha sur une autre organisation réussie, cette fois dans le hall de Montzen, face aux Russes de Vladimir et aux Portugaises de Ponta do Pargo.
Après une nouvelle place sur le podium en 2005-2006, une cinquième participation consécutive à la Coupe d’Europe se profilait déjà. Derrière l’équipe fanion, les autres formations féminines suivirent le mouvement. Championnes en deuxième nationale, Sabine Dobbelstein, Bérengère Charlier, Laure Baguette et Susana Marques accédèrent à l’antichambre de l’élite.
Les messieurs à tous les échelons
Les messieurs ne restèrent pas les bras croisés devant les exploits de la section féminine. Renforcés progressivement par Damien Ozer, Michel Leclerc, Vincent Quickels, Jérôme Dechesne, Jean-Marc Wyn et Frédéric Coméliau, ils partirent eux aussi à l’abordage.
Au printemps 1999, Michel Leclerc, Bernard Quickels, Bruno Gilon, Damien Ozer et Christophe Lambiet accédèrent à la deuxième nationale. En 2000-2001, l’équipe 2 rejoignit la troisième nationale, équivalent de la Wallonie-Bruxelles. Cette campagne vit également éclore Jean-Bernard Gerson, alors âgé de seize ans et entièrement formé au club.
Maintenir deux formations à ce niveau sans bourse délier n’était pas une sinécure. L’équipe 2 alterna ensuite entre la Wallonie-Bruxelles et la première provinciale, tandis que l’équipe fanion retrouva la Wallonie-Bruxelles en 2004 après cinq saisons en deuxième nationale.
À la fin de la saison 2004-2005, cinq équipes masculines accédèrent à la division supérieure ; un an plus tard, deux autres les imitèrent. Le mérite sportif provincial attribué au club en 2005 vint confirmer l’excellente santé du C.T.T. Minerois.
Bien plus qu’un club sportif
À côté du sport, le C.T.T. Minerois s’est toujours voulu entreprenant sur les plans organisationnel, social et convivial. Parmi les réalisations de cette période :
- l’organisation de deux finales du Top 6 régional à Aubel ;
- la poursuite, sans interruption, des stages d’été lancés en 1992 ;
- la création du site internet du club ;
- la création d’un comité de parents pour soutenir le développement sportif des jeunes ;
- les liens d’amitié et les échanges familiaux avec le club français de Joué-lès-Tours ;
- l’organisation des fêtes de Saint-Nicolas pour les jeunes et les enfants des joueurs ;
- la mise sur pied d’événements à vocation sociale, notamment des tournois au profit du Télévie ;
- la constitution d’une ASBL solide afin de soutenir les projets et d’améliorer les installations ;
- l’informatisation des feuilles de match et la création d’équipes de vétérans.
Cette page relate l’histoire du club jusqu’en 2006. La suite reste à écrire.

